Pourquoi « nuit des muses »

MUSÉE : latin museum, temple des Muses, du grec mouseîon.

Autrefois les filles de Zeus, déesses des arts, puis personnages féminins inspirant l’âme des poêtes et des peintres (généralement masculins).
Une « nuit des musées » re-qualifiée « nuit des muses » afin de souligner la vocation première du lieu : celle d’être un temple dédié aux muses.
Nos muses, ces 9 femmes qui ont joué un rôle décisif dans la vie d’Henri IV : Jeanne d’Albret, Catherine de Bourbon, La Reine Margot, Diane d’Andoin, Gabrielle d’Estrées, Marie de Médicis, Henriette d’Entragues, Jacqueline de Bueil et Charlotte de Montmorency.
Dans le fond, il s’agit aussi d’aborder de façon existentialiste et positive, certaines difficultés à exister en tant que Femme, encore aujourd’hui.
Si derrière chaque grand homme se cache une femme, mais pourquoi se cachent-elles ainsi ?! 😉

Attention : L’idée de l’exposition n’est pas d’aborder des polémiques féministes, seulement de pointer du doigt cette disparité entre figures masculines et féminines dans l’histoire

Vivons demain

Le pochoir a été réalisé à partir de l’oeuvre de Jeanne-Philiberte Ledoux, en clin d’oeil à la collection du Musée.
Sur l’ensemble de la collection, seulement une vingtaine d’oeuvres sont celles d’artistes féminines. Ce «vivons demain» vient en echo à cela : provoquer de la contradiction afin d’amener à réagir.
« VIVONS DEMAIN » ?!! Bien sur que non ! Vivons aujourd’hui, faisons aujourd’hui, existons, en conscience, car vivrons-nous demain ?!

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Blabla Artistique

« PAS UNE EXPO, UNE SUR-EXPO », une reflexion autour de l’humain, de ses icônes et de l’existentialisme.

Sur-exposition photographique afirmée par l’utilisation de
contrastes colorés. Je sature l’image de façon à amener une sensation de vibration optique.

Sur-exposition à la lumière des projecteurs. Pour intensifier encore la couleur, je dirige sur les tableaux, des projecteurs de scène produisant une lumière à mouvement coloré.

Sur-exposition aux sarcasmes, au parasitage, au vandalisme : par l’inscription de petits tags, de graffs mal-léchés, de formulations américanisées prêtant à rire, témoins d’une culture urbaine née dans les années 80 (hip hop, rap, etc… )

Une sur-exposition sociale à laquelle nous sommes tous soumis aujourd’hui. Par le biais des réseaux sociaux par exemple. Ce petit viseur rectangulaire dans lequel nous regardons nos amis, nos «personnalités publiques», nos «hommes politiques» montrer leur image.

Pas un rectangle, une zone de sélection, dans laquelle nous sommes vus à notre tour. Ce viseur coloré, qui nous fascine par son potentiel de réalité
positive… «LOL»…

Une sensation que dans ce monde… Il faut en envoyer de la couleur pour exister.

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Pourquoi Henri IV ?

Il n’y a qu’à entrer dans la grande salle du musée pour en avoir le coeur net ! Deux immenses toiles y sont à son effigie. Ah ! Ce «bon Roi Henri IV» !
Nous l’avons tous imaginé dormant dans sa coquille de tortue. Nous l’avons tous «appris par coeur» à l’école, comme ce Roi flamboyant, héros de l’histoire, ayant gagné le coeur du peuple.
Mais une fois adulte, c’est un autre récit qui nous vient aux oreilles : ce bon roi Henri IV, que l’on imaginait courageux, fier et fort, s’avèrerait être un «coureur de jupons», un coeur d’artichaut ! Ce «Vert Galant» dont les choix politiques apparaissent s’être opérés sous la grande influence de ses rencontres féminines; celle de ses épouses, maîtresses et amantes…
Un coureur au coeur tendre, sensible à la gente féminine et aux histoires d’amour un peu rocambolesques…

#H4
Portrait Henri IV